Votre corps vous aime !

Toute votre mécanique corporelle permet  une adaptation de votre corps à ce que vous vivez en temps réel, à chaque instant de votre vie.

Le diaphragme et les chaînes musculaires travaillent en synergie pour permettre au corps de fonctionner en assurant la gestion permanente des pressions internes et des pressions externes.

L’hégémonie est toujours la même, le corps doit continuer à fonctionner coûte que coûte, même si les articulations doivent en subir des conséquences sérieuses.

Quand on parle d’adaptation, il faut comprendre qu’il en existe deux types. Il y a l’adaptation nécessaire du corps à ce qui se vit à l’intérieur de lui. C’est l’adaptation interne.

Il y a l’adaptation indispensable du corps à ce qui se vit autour de vous. C’est l’adaptation externe.

L’adaptation interne

 

Votre corps doit pouvoir gérer vos repas. En effet, quand vous venez de manger votre estomac est dilaté. Il n’est pas question que votre diaphragme vienne écraser votre estomac plein. C’est pour cela que lorsque vous avez beaucoup trop mangé et que vous avez un gros estomac vous avez du mal à vous assoir bien droit, vous avez la respiration plus courte, et vous vous sentez inconfortable. Un gros repas aura des répercussions sur tout le corps par l’intermédiaire de la suspension hydropneumatique. Si cela arrive une fois de temps en temps, ce n’est pas grave. Vous allez marcher doucement ou vous envisagez une sieste pour vous aider à dépasser le problème et tout rentre vite dans l’ordre. En revanche, chez les très gros mangeurs, l’estomac est dilaté en permanence et il existe une réaction posturale de tout le corps qui peut être extrêmement traumatisante pour toute la structure corporelle même si cette personne n’est pas en surpoids.

De la même manière, si vous augmentez votre activité physique, vous allez davantage solliciter la suspension hydropneumatique et les chaînes musculaires. Le corps devra également gérer cela. Ce n’est ni bien ni mal. Il faut juste être conscient de cela.

Quand vous prenez du poids ou que vous en perdez, les pressions internes du corps sont modifiées. Vous devez comprendre que cela modifie par voie de conséquences le jeu de vos chaînes musculaires. Une modification de poids n’est jamais anodine pour votre posture toute entière et les enjeux articulaires qu’il y a derrière. C’est aussi pourquoi perdre du poids trop vite ou ne pas assez surveiller sa prise de poids accélère le vieillissement du corps.

La manière dont vous vivez votre stress et vos peurs à l’intérieur de vous aura également des conséquences sur votre posture et votre équilibre corporel. Vous comprenez de plus en plus que la manière dont vous vivez vos émotions, en les acceptant ou en les refoulant, a un impact très important sur votre équilibre musculo-squelettique.

 

L’adaptation externe

 

Le corps doit s’adapter en permanence à vos déplacements, à votre travail, aux loisirs que vous avez. Si vous marchez, si vous courrez, si vous conduisez une voiture, une moto, un vélo. Tout ce que vous entreprenez dans vos journées est géré par cette mécanique corporelle qui fait son maximum à chaque instant pour que tout se passe bien.

Mais ce n’est pas tout. Toute cette mécanique doit gérer votre relation aux autres, qu’elle soit harmonieuse ou conflictuelle. Elle doit également gérer votre environnement. Si il est toxique, vous subissez des pressions psychologiques ou des peurs pour votre intégrité physique. Si il est fertile, vous pouvez vous épanouir et vous détendre.

C’est également votre mécanique corporelle qui doit gérer vos accidents, vos besoins de confort ou votre sentiment d’inconfort, des situations délicates.

Ce sont vos chaînes musculaires et la suspension hydropneumatique qui se tendent et se détendent de manière stratégique pour que tout soit parfaitement géré sans que vous ne vous aperceviez de quelque chose. Dans votre jeune âge tout fonctionne parfaitement et vous n’avez que peu de conscience de ce qui se passe au niveau corporel. Plus les années passent et plus le corps accumule des traces de ces adaptations successives, plus il peut exister des complications, des raideurs ou des douleurs. C’est alors que vous prenez conscience que le corps réagit. Parce que vous êtes gêné. Mais votre corps réagit et gère toute votre vie depuis votre naissance. Comme un bon petit soldat. Il fait de son mieux.

Les exercices d'étirement CorpoFlex ont été pour moi le début d’un long voyage à l’intérieur de mon corps.

J’ai créé avec mon corps une relation de confiance approfondie basée sur un ressenti conscient et qui m’a permis, à tous les niveaux de mon être, de gagner en flexibilité, et donc en bien-être. 


Jean-Marc E.

Quand le corps coince, ce n’est pas de sa faute. Vous n’êtes pas les victimes de votre corps. C’est votre corps qui est la victime de vous avoir trop gâté. Il vous a tout donné et vous en étiez totalement inconscient. Donc vous en avez abusé. Vous lui avez demandé une gestion de votre environnement trop compliquée.

« Vous permettre de vivre le maximum du possible » est la devise de votre corps. C’est même une hégémonie. Le corps va tout vous donner, même se tortiller dans tous les sens pour que votre environnement interne et que votre environnement externe soient gérés au mieux en vous créant le moins de soucis possible.

Il n’y a pas une seule journée dans ma vie professionnelle où je n’entends pas une personne se plaindre d’être victime de son corps. Les gens ne me le disent pas comme cela, mais la manière dont ils se présentent, la manière dont ils parlent de leur corps me montre qu’ils se sentent victimes de leur état corporel.

Si c’est votre manière de voir les choses je vous invite à modifier cet état d’esprit de victime face à votre corps, sinon je ne peux rien faire pour vous aider durablement. Cet façon de penser bloque totalement votre système de guérison et vous annulez toutes les chances que votre corps puisse aller mieux. Vous vous jetez dans la gueule du loup de la chirurgie qui se place bien souvent trop rapidement comme le sauveur éternel. Vous annulez toutes les capacités de résilience de votre corps. La chirurgie est merveilleuse dans bien des cas mais laissez une chance aux traitements conservateurs.

Je le répète, votre corps vous donne en permanence tout ce qu’il peut pour que vous alliez bien. Il n’y a pas plus grand acte d’amour que ce que fait votre corps pour vous. Et si tout le système se « déglingue » comme vous aimez parfois dire, ce n’est pas de sa faute. C’est parce que vous lui demandez toujours plus de gestion d’environnement sans tenir compte de qui il est et de ses besoins. Vous entretenez avec lui une relation toxique dans laquelle vous prenez la place du « manipulateur narcissique » et le corps la place de « celui qui aime trop ». La pire des relations amoureuses !

 

Vous comprenez qu’il est temps d’arrêter d’être contre votre corps.

« Oh mon corps me fait mal, j’en ai marre, je n’arrive plus à faire cela! » doit cesser. Soyez cool avec lui. Il vous a déjà tout donné et en retour vous lui avez donné des miettes.

 

Si nous sommes des humains, c’est parce que nous avons un corps. Sinon nous serions des anges! Alors notre responsabilité d’être humain c’est de prendre soin de notre corps. Pour en prendre soin, il est obligatoire de connaître son fonctionnement réel, pas juste des bribes d’infos glanées à droite à gauche.

 

Vous fréquentez votre corps depuis votre naissance et je crois bien que c’est la seule personne qui vous accompagnera dans tous les instants de votre vie, de votre naissance à votre mort. Pourtant vous le gardez dans votre cercle relationnel comme une simple connaissance avec qui on ne partage que peu d’informations. Quand allez vous enfin vous décider à faire de ce corps votre super proche? Quand vous êtes seul, qu’il n’y a plus d’ami, plus de famille, plus personne autour de vous, qui reste quand même près de vous encore et encore pour vous soutenir, même au milieu de vos heures les plus noires? C’est lui. Vous n’êtes pas seul. Vous êtes avec votre corps. Et celui-ci essaye de communiquer en permanence avec vous. Et malgré le fait que vous ne l’entendez pas, que vous ne l’écoutez pas, il continue à tout vous donner.

Et plus vous allez être dans un mode de défiance par rapport à votre corps plus ce sera difficile pour lui de faire son job. Donc vous lui ajoutez une bonne dose de difficultés.

 

Je vous invite dès maintenant à essayer de regarder les choses différemment et à vous dire plus souvent « Ah ok, là mon corps m’a donné le maximum et il n’en peut plus. Qu’est-ce que je peux faire pour l’aider?